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21/12/2011

TPI : les 13 hommes dans le viseur de la justice internationale (HRW) 2

photo_fn.jpg- Jeune Afrique
Dirigeants politiques, chefs militaires, patron de presse ou miliciens… Ils sont treize, pro-Gbagbo ou pro-Ouattara, accusés d’avoir commis, permis ou encouragé les pires atrocités tout au long de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire. Treize hommes qui sont déjà dans le collimateur de la justice internationale.

Autour du président Ouattara...


9 Eddie Médi, en poste à Danané

Ancien commandant du secteur de Danané, Eddie Médi a dirigé l’offensive militaire menée en février et mars de Zouan-Hounien à Guiglo, dans l’Ouest. Selon HRW, ses hommes ont assassiné de nombreuses personnes, violé au moins vingt femmes et réduit plus de dix villages en cendres. Ils ont commis leurs exactions après avoir pris le contrôle de la région, notamment lors des opérations de « nettoyage » menées depuis la base de Bloléquin. En septembre 2002, Eddie Médi faisait déjà partie des chefs du Mouvement pour la justice et la paix (MJP), l’un des groupes rebelles qui ont donné naissance aux Forces nouvelles (FN). Aujourd’hui, ce redoutable chef militaire est toujours commandant des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

10 Losseni Fofana, Abidjan

« L’Intrépide Loss », comme aiment à l’appeler ses soldats, est l’un des hommes forts de l’ex-rébellion. Il a conquis l’Ouest ivoirien infesté de miliciens pro-Gbagbo et de mercenaires libériens. Ancien chef militaire de la zone Man, il était le supérieur du capitaine Eddie Médi. Les soldats sous son commandement ont pris le contrôle de Duékoué le 29 mars au matin. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au massacre de centaines de personnes dans le quartier Carrefour. Loss a été nommé en août vice-commandant des Forces spéciales, corps d’élite de la nouvelle armée.

11 Chérif Ousmane, Abidjan

Ex-chef rebelle charismatique, patron des bérets verts de la redoutable compagnie Guépard devenu commandant de zone de la IIIe région militaire de Bouaké, le commandant Chérif Ousmane a participé à l’assaut final sur Abidjan. Ses hommes ont notamment conquis Yopougon, le principal fief des partisans de Gbagbo, au prix d’exécutions sommaires. Selon HWR, il aurait ordonné la mort de vingt-neuf prisonniers début mai. Un rapport de l’agence de presse des Nations unies, l’Irin, publié en 2004, le soupçonne d’avoir supervisé des forces impliquées dans l’assassinat de mercenaires libériens et sierra-léonais. Alassane Ouattara l’a promu, le 3 août 2011, numéro deux du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

12 Ousmane Coulibaly, Abidjan

C’est sous le pseudonyme de Ben Laden qu’il s’est fait connaître, mais c’est maintenant Ben le sage qu’il se fait appeler. Ousmane Coulibaly a longtemps commandé les FN à Odienné. Lors de la bataille finale d’Abidjan, il a dirigé des éléments, basés à Yopougon, accusés d’être impliqués dans des meurtres, des actes de torture et des détentions arbitraires. En 2003, il commandait le MJP dans la ville de Man. Il entretenait alors des liens avec l’ancien président libérien, Charles Taylor, et avec ses miliciens. Ayant rejoint les Forces spéciales en août, il assure la sécurité dans le quartier de Yopougon.

13 Amadé Ouérémi, dans la région du mont Péko

Le Burkinabè Amadé Ouérémi dirige un groupe de miliciens burkinabè dans la région du mont Péko, à l’extrême ouest du pays. Lui et ses hommes sont soupçonnés d’être les principaux auteurs du massacre de Duékoué, commis fin mars. Ils combattaient alors aux côtés des FRCI. L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a récupéré des armes et munitions auprès de 90 membres de cette milice, le 10 août dernier. Une toute petite partie de leur arsenal

Source:Jeuneafrique.com

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