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25/12/2010

La Cedeao menace d'utiliser la "force légitime" contre Gbagbo

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a redemandé à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en Côte d’Ivoire, et a menacé d’utiliser « la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien ».

La Cedeao change de ton. Pour la première fois depuis le début de la crise, une organisation internationale menace d’employer la force pour déloger le président sortant Laurent Gbagbo du pouvoir.

Onze chefs d’État de la sous-région avaient fait vendredi le déplacement au Nigéria, qui exerce la présidence de l’organisation, pour traiter du cas ivoirien. La Gambie (proche de Laurent Gbagbo), la Guinée (dont le président nouvellement élu réfléchi à la composition de son premier gouvernement) et le Mali étaient représentés par leur ministre des Affaires étrangères.

Les 14 États ont exigé une nouvelle fois le départ de Laurent Gbagbo dans un communiqué et ont annoncé l’envoi d’émissaires dans le pays. Mais la véritable victoire du camp Ouattara réside dans l'emploi de menaces d'une intervention armée, si le président sortant n'obtempère pas : « En cas de rejet de cette demande non négociable, la Communauté n'aura d'autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'usage de la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien » a prévenu l’organisation.

Premier discours de Ouattara

Quand aux responsables du nombre « excessivement élevé de pertes en vies humaines », (173 morts du 16 au 21 décembre d’après l’ONU) la Cedeao assure qu’ils « feront l'objet de poursuites devant les tribunaux internationaux pour ces violations des droit humains ».

Alassane Ouattara a quand à lui pris la parole pour la première fois depuis le début de la crise. « De graves violations des droits de l'Homme sont constatées partout », s'est-il alarmé, lors d'un discours de Noël prononcé depuis l'hôtel du Golf à Abidjan, où il est toujours soumis à un blocus de la part du camp Gbagbo.

La décision de la BCEAO « illégale »

« En tant que chef suprême des armées, je demande aux Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales à Gbagbo) d'assurer leur mission républicaine de protection des populations contre les miliciens et mercenaires étrangers qui font couler le sang des Ivoiriens » a-t-il lancé.

Enfin, le gouvernement Gbagbo, plus isolé que jamais, a pour sa part jugé « illégale » la décision de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de donner le contrôle des comptes ivoiriens à Alassane Ouattara. Le temps travaille-t-il désormais contre Gbagbo ?

Source:( Jeune Afrique Avec AFP)

15/12/2010

WikiLeaks : Gbagbo, ses ratés et ses bluffs


En plus des pressions de la communauté internationale qui l’invite à céder le pouvoir à Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo devra endurer les révélations de WikiLeaks sur sa personnalité et son maigre poids politique.

Ainsi, en 2009, l'ambassade des États-Unis à Abidjan (Côte d'Ivoire) laissait clairement entendre que Laurent Gbagbo n'organiserait pas les élections s'il n'était pas sûr de les gagner.

Dans un mémo daté du 2 juillet 2009 et envoyé à Washington sous le titre : « Les élections en Côte d'Ivoire : le mythe et la réalité », Wanda Nesbitt, alors ambassadrice, considérait le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo comme la «troisième» formation du pays, associée à un groupe ethnique « minoritaire », les Bétés.

« Pour gagner une élection présidentielle, indiquait-elle dans sa correspondance, le FPI a besoin de s'allier avec l'un des deux autres grands partis », tous deux menés par les principaux rivaux de Laurent Gbagbo. D’où les tentatives infructueuses de rapprochement avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara, amorcés dès 2007, à en croire la diplomate.

Face à cet échec, Laurent Gbagbo se serait résolu à envisager un duel électoral avec Ouattara. Selon Wanda Nesbitt, il était persuadé, proximité ethnique oblige, que les électeurs du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié se rallieraient à sa cause plutôt qu'à celle des «Nordistes» du RDR. Peine perdue : les télégrammes américains mettent en lumière toute l'importance du report effectif des voix des partisans de Bédié vers Ouattara, signant ainsi la fin de « l'ivoirité ».

L’infréquentable Charles Blé Goudé

Les faits donnent également raison aux diplomates américains, qui ont très tôt cerné la nature des relations entre Laurent Gbagbo et le très controversé Charles Blé Goudé, récemment promu ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. « Le président Gbagbo a fait des demandes répétées aux Nations unies pour qu'elles lèvent les sanctions contre Blé Goudé », notent les diplomates américains. Ils se désolent de voir que le leader des patriotes semble être « préparé [par Gbagbo] pour de futures responsabilités au sein du parti et/ou dans le gouvernement au lieu que soient prises des distances avec une personne faisant l'objet de sanction des Nations unies et qui demeure une personnalité source de divisions dans son pays ». ... suite de l'article sur Jeune Afrique
Source Abidjan.net
http://news.abidjan.net/h/383454.html

L'épreuve de force se durcit entre Gbagbo et Ouattara

Côte d'Ivoire : l'épreuve de force se durcit entre Gbagbo et Ouattara

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En Côte d'Ivoire, le camp d'Alassane Ouattara a appelé ses partisans à marcher le jeudi 16 décembre sur la RTI radio-télévision d'Etat pour y placer un nouveau directeur général et à l'aider ensuite, le lendemain à prendre le contrôle du siège du gouvernement pour y installer Guillaume Soro et ses ministres. A Abidjan, Laurent Gbagbo et ses partisans qui tiennent toujours les leviers du pouvoir sur le plan intérieur, annoncent une nouvelle médiation africaine pour tenter de régler la crise institutionnelle. De son côté, l'UE, a annoncé des sanctions à l'encontre de certains proches du président sortant.

Côte d`Ivoire: crainte de violences à Abidjan

L`appel à la rue lancé par le camp d`Alassane Ouattara pour prendre jeudi la télévision publique

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ABIDJAN, 15 déc 2010 (AFP) - L`appel à la rue lancé par le camp d`Alassane
Ouattara pour prendre jeudi et vendredi télévision publique et siège du
gouvernement à Abidjan, actuellement contrôlés par les partisans de son rival
Laurent Gbagbo, faisait craindre de violents affrontements à Abidjan.
Dans le quartier d`Abobo, qui a voté à une écrasante majorité pour
Alassane Ouattara, un journaliste de l`AFP a constaté un déploiement très
visible des forces de l`ordre (policiers, gendarmes et militaires), présentes
devant la mairie et aux principaux carrefours.
Sur le marché, un homme muni d`un mégaphone lit les journaux à une
soixantaine de personnes en malinké, une des langues parlées dans le nord de
la Côte d`Ivoire, fief d`Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la
Commission électorale et reconnu par presque toute la communauté
internationale.
Un habitant du quartier, Bakary Koné, 50 ans, prévoit que jeudi et
vendredi, "la mobilisation va être totale. On avait décidé d`aller dormir à la
RTI (radio télévision publique) ce soir mais nous attendons le mot d`ordre"
de Guillamue Soro. "Ou bien on se décourage et Gbagbo reste là pour toujours,
ou on se mobilise pour le faire partir".
Devant la RTI, aucun renfort particulier n`avait été envoyé mercredi, a
constaté l`AFP, mais la route qui passe devant les locaux, gardés par des
gendarmes, reste comme à l`habitude fermée à la circulation routière.
La RTI, média essentiel du pouvoir à Abidjan, est actuellement totalement
sous la coupe du camp de Laurent Gbagbo, proclamé vainqueur de la
présidentielle du 28 novembre par le Conseil constitutionnel.
Plus une seule voix du camp d`Alassane Ouattara n`est autorisée à s`y
exprimer depuis début décembre.
Le Premier ministre de Ouattara, Guillaume Soro, veut donc s`y rendre avec
ministres et partisans pour installer un nouveau directeur général, avec
l`intention d`aller ensuite prendre possession vendredi des locaux officiels
du gouvernement, occupés par le Premier ministre de Gbagbo, Aké N`Gbo.
Deux tentatives extrêmement risquées pouvant aboutir à des affrontenments
violents entre partisans des deux camps.
L`appel des partis et mouvements soutenant Ouattara à accompagner en grand
nombre Guillaume Soro était relayée mercredi par la presse qui les soutient:
"Jeudi, le jour J, tous dans la rue pour libérer la RTI", titrait l`un d`eux,
Le Patriote.
C`est à la veille de la marche sur la RTI que Charles Blé Goudé, fer de
lance des manifestations anti-françaises de 2003 et 2004 à Abidjan avec ses
"Jeunes patriotes" - fervents partisans de Laurent Gbagbo - a choisi de
rencontrer des jeunes dans le quartier de Treichville à Abidjan.
Quelque 2.000 jeunes étaient rassemblés à la maison de la culture du
quartier pour l`entendre expliquer la politique qu`il entend mener comme
nouveau ministre de la Jeunesse et de l`emploi du gouvernement Gbagbo.
Mardi soir à la RTI, il avait affirmé qu`il ne se trouvait pas "dans une
logique belliqueuse".

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