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04/01/2011

Venance Konan (Ecrivain) à Gbgbao

Rue225 blog:Venance Konan (Ecrivain) à Gbgbao – « Tu as piétiné tous les accords que tu as signés »

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La nuit va tomber, Laurent Koudou Gbagbo. Elle sera longue. Très longue, Laurent Koudou. Car c’est la nuit de ton rendez-vous avec ton destin, Laurent. T’es-tu arraché les paupières ? As-tu fait comme Sakouato, l’oiseau mythique de chez toi qui, chargé de prévenir le village des dangers, s’était arraché les paupières pour ne pas se laisser surprendre par le sommeil ?Lire la suite sur Rue225 blog

Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire
Laurent Gbagbo ou l’échec des intellectuels africains

03/01/2011

Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire

Rue225 blog:Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire

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Pour l'heure, les partisans de Laurent Gbagbo ne s'étaient pas montrés aux abords du Golf Hôtel, dont des casques bleus bangladais gardaient l'entrée. Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes Patriotes", la milice pro-Gbagbo, avait menacé d'attaquer le Golf, donnant jusqu'au 1er janvier au camp Ouattara pour "faire ses bagages" et quitter l'hôtel.

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Laurent Gbagbo ou l’échec des intellectuels africains



25/12/2010

La Cedeao menace d'utiliser la "force légitime" contre Gbagbo

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a redemandé à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en Côte d’Ivoire, et a menacé d’utiliser « la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien ».

La Cedeao change de ton. Pour la première fois depuis le début de la crise, une organisation internationale menace d’employer la force pour déloger le président sortant Laurent Gbagbo du pouvoir.

Onze chefs d’État de la sous-région avaient fait vendredi le déplacement au Nigéria, qui exerce la présidence de l’organisation, pour traiter du cas ivoirien. La Gambie (proche de Laurent Gbagbo), la Guinée (dont le président nouvellement élu réfléchi à la composition de son premier gouvernement) et le Mali étaient représentés par leur ministre des Affaires étrangères.

Les 14 États ont exigé une nouvelle fois le départ de Laurent Gbagbo dans un communiqué et ont annoncé l’envoi d’émissaires dans le pays. Mais la véritable victoire du camp Ouattara réside dans l'emploi de menaces d'une intervention armée, si le président sortant n'obtempère pas : « En cas de rejet de cette demande non négociable, la Communauté n'aura d'autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'usage de la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien » a prévenu l’organisation.

Premier discours de Ouattara

Quand aux responsables du nombre « excessivement élevé de pertes en vies humaines », (173 morts du 16 au 21 décembre d’après l’ONU) la Cedeao assure qu’ils « feront l'objet de poursuites devant les tribunaux internationaux pour ces violations des droit humains ».

Alassane Ouattara a quand à lui pris la parole pour la première fois depuis le début de la crise. « De graves violations des droits de l'Homme sont constatées partout », s'est-il alarmé, lors d'un discours de Noël prononcé depuis l'hôtel du Golf à Abidjan, où il est toujours soumis à un blocus de la part du camp Gbagbo.

La décision de la BCEAO « illégale »

« En tant que chef suprême des armées, je demande aux Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales à Gbagbo) d'assurer leur mission républicaine de protection des populations contre les miliciens et mercenaires étrangers qui font couler le sang des Ivoiriens » a-t-il lancé.

Enfin, le gouvernement Gbagbo, plus isolé que jamais, a pour sa part jugé « illégale » la décision de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de donner le contrôle des comptes ivoiriens à Alassane Ouattara. Le temps travaille-t-il désormais contre Gbagbo ?

Source:( Jeune Afrique Avec AFP)

19/12/2010

La Côte d'Ivoire Dans la tête de Laurent Gbagbo

L’ex-président ivoirien n’a jamais envisagé sa défaite. Battu dans les urnes, dos au mur, il s’est retrouvé sans plan B. Si ce n’est le passage en force. Récit exclusif.

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Les hommes de pouvoir n’ont de secrets ni pour leur valet de chambre ni pour leur graphologue. Ceux qui pensaient que Laurent Gbagbo allait se soumettre au verdict des urnes et qui s’étonnent de le voir, quinze jours plus tard, vissé à son fauteuil présidentiel comme une huître à son rocher, submergé par la marée des condamnations internationales, en seraient moins surpris s’ils avaient en tête cette analyse graphologique, réalisée il y a quatre ans sur la base d’un manuscrit échappé du Palais de Cocody. Il y est question d’un homme qui « s’identifie complètement à son personnage sans se dévoiler pour autant à titre personnel », qui répond au doute par « l’attaque » et « l’orgueil », sur qui « l’affectif et la sensibilité n’ont pas de prise », qui ne « s’avoue jamais vaincu », qui « joue sur son autoritarisme et son besoin de puissance », dont l’ego et la détermination composent « une personnalité de style paranoïaque » avec un mode de conduite à la fois profondément structuré et définitivement inamovible. Se ment-il à lui-même, lui qui entretient avec la vérité des rapports fluctuants maintes fois dénoncés par ses adversaires et partenaires ? Rien n’est moins sûr. Mais, même s’il sait que ses probabilités de survie au pouvoir sont à terme totalement hypothétiques, cette posture de « Gbagbo contre le monde entier » est sans doute celle où il puise le plus de ressources intimes.

Dos au mur réapparaît alors Gbagbo le Bété, héritier de six siècles d’enracinement en terre d’Éburnie et d’une longue histoire de résistance minoritaire à la conquête puis à l’occupation coloniale françaises. Gbagbo l’opposant, persuadé d’incarner un « nouvel ordre » et la seconde indépendance, la seule vraie, de la Côte d’Ivoire. Gbagbo le nationaliste, contraint comme il le dit de « faire la révolution de 1789 sous le contrôle d’Amnesty International » et qui, face aux « candidats de l’étranger », aux blindés blancs de l’ONU et aux injonctions de la communauté internationale, clame que son pays « n’est pas recolonisable ». Réapparaît « Seplou », son surnom du village, l’oiseau qui avertit du danger et annonce la guerre. Comme Robert Mugabe, comme la plupart des chefs d’État quand ils sont confrontés aux diktats politiques, économiques ou judiciaires du Nord – Cour pénale internationale, critères démocratiques de la bonne gouvernance, biens mal acquis… –, Laurent Gbagbo joue donc, mi-sincère mi-calculateur, sur le registre d’un patriotisme afrocentriste qui est loin d’être obsolète auprès d’une partie de l’opinion continentale. Le problème évidemment est que plus d’un Ivoirien sur deux ne se reconnaît pas dans cette démarche, que même s’il ne s’y est résigné qu’à contrecœur, il a bien accepté que cette élection se tienne sous étroite observation extérieure, et que la Commission électorale indépendante (CEI), dont il prévoyait à l’avance qu’elle avaliserait une mesure « inévitable » mais néanmoins « acceptable » de fraudes, en dise les résultats. Le problème enfin est qu’en cas de défaite, inenvisageable à ses yeux tant cette humiliation lui est insupportable, le phacochère blessé qu’il est devenu n’a jamais eu d’autre plan B à sa disposition que le passage en force.

Soure: Jeune Afrique

15/12/2010

WikiLeaks : Gbagbo, ses ratés et ses bluffs


En plus des pressions de la communauté internationale qui l’invite à céder le pouvoir à Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo devra endurer les révélations de WikiLeaks sur sa personnalité et son maigre poids politique.

Ainsi, en 2009, l'ambassade des États-Unis à Abidjan (Côte d'Ivoire) laissait clairement entendre que Laurent Gbagbo n'organiserait pas les élections s'il n'était pas sûr de les gagner.

Dans un mémo daté du 2 juillet 2009 et envoyé à Washington sous le titre : « Les élections en Côte d'Ivoire : le mythe et la réalité », Wanda Nesbitt, alors ambassadrice, considérait le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo comme la «troisième» formation du pays, associée à un groupe ethnique « minoritaire », les Bétés.

« Pour gagner une élection présidentielle, indiquait-elle dans sa correspondance, le FPI a besoin de s'allier avec l'un des deux autres grands partis », tous deux menés par les principaux rivaux de Laurent Gbagbo. D’où les tentatives infructueuses de rapprochement avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara, amorcés dès 2007, à en croire la diplomate.

Face à cet échec, Laurent Gbagbo se serait résolu à envisager un duel électoral avec Ouattara. Selon Wanda Nesbitt, il était persuadé, proximité ethnique oblige, que les électeurs du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié se rallieraient à sa cause plutôt qu'à celle des «Nordistes» du RDR. Peine perdue : les télégrammes américains mettent en lumière toute l'importance du report effectif des voix des partisans de Bédié vers Ouattara, signant ainsi la fin de « l'ivoirité ».

L’infréquentable Charles Blé Goudé

Les faits donnent également raison aux diplomates américains, qui ont très tôt cerné la nature des relations entre Laurent Gbagbo et le très controversé Charles Blé Goudé, récemment promu ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. « Le président Gbagbo a fait des demandes répétées aux Nations unies pour qu'elles lèvent les sanctions contre Blé Goudé », notent les diplomates américains. Ils se désolent de voir que le leader des patriotes semble être « préparé [par Gbagbo] pour de futures responsabilités au sein du parti et/ou dans le gouvernement au lieu que soient prises des distances avec une personne faisant l'objet de sanction des Nations unies et qui demeure une personnalité source de divisions dans son pays ». ... suite de l'article sur Jeune Afrique
Source Abidjan.net
http://news.abidjan.net/h/383454.html

L'épreuve de force se durcit entre Gbagbo et Ouattara

Côte d'Ivoire : l'épreuve de force se durcit entre Gbagbo et Ouattara

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En Côte d'Ivoire, le camp d'Alassane Ouattara a appelé ses partisans à marcher le jeudi 16 décembre sur la RTI radio-télévision d'Etat pour y placer un nouveau directeur général et à l'aider ensuite, le lendemain à prendre le contrôle du siège du gouvernement pour y installer Guillaume Soro et ses ministres. A Abidjan, Laurent Gbagbo et ses partisans qui tiennent toujours les leviers du pouvoir sur le plan intérieur, annoncent une nouvelle médiation africaine pour tenter de régler la crise institutionnelle. De son côté, l'UE, a annoncé des sanctions à l'encontre de certains proches du président sortant.