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24/11/2012

Visite d’Etat du Président Ouattara dans le Zanzan?

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Pour moi quand on parle de visite d’Etat dans une région ici au pays. C’est de façon global une visite officielle qu’effectue le chef d’état avec son équipe gouvernementale dans une région du pays. Elle a pour principal objectif d’être plus proche des populations pour échanger avec elle. Afin de mieux s’imprégner des problèmes de la région en question. Pour y envoyer des solutions de développement approprier, et comme cette fois-ci c’est adosolutions on expert avoir des solutions à tous les problèmes de la région d’ici la fin de son mandat. On peut dit Dieu merci dans le Zanzan parce que la Paix ici c’est notre deuxième religion. Donc l’objectif ici ce n’est rien d’autre que le développement. Sans plus tarder permettez-moi de soumettre les problèmes de la région du Zanzan (Gontougo) avec un regard citoyen (citoyen lambda) en même temps fils natif de la région.

Comme dans la plupart des régions du pays la région du Zanzan est confrontée à de nombreux problèmes de développement. Ces problèmes de développement ne sont rien d’autre que la pauvreté qui gagne du terrain, l’éducation qui ne marche pas comme ailleurs, la santé publique qui n’est pas accessible, le réseau routier en très mauvaise état, en plus l’accès a l’eau potable et à l’électricité est encore une priorité pour les populations.

-Il faut signaler que la région du Zanzan est l’une des régions les plus pauvres du pays. Le taux de pauvreté est très élever et il arrive souvent quand on parcourt cette région on a souvent l’impression que ce n’est pas une partie de la Côte d’Ivoire. Le problème c’est l’agriculture qui est toujours traditionnelle, qui ne produit assez et quand elle produit c’est les hommes d’affaire qui en bénéficie. C’est le cas des produits vivriers (igname, manioc, maïs…) mais aussi de produit industriel comme les noix de cajou qui est considéré comme le future café-cacao de la région.

-Le problème c’est aussi l’éducation qui ne marche pas comme ailleurs dans le reste du pays. C’est la région qui enregistre l’un des taux de scolarisation les plus faible du pays surtout celle de la jeune fille. Et évidement le taux d’analphabétisme le plus élever.

Le problème c’est encore l’accès à la santé pour tous qui ne fonctionne pas. Parce que les infrastructures de santé public il n’y en n’a pas assez et même s’il y a n’a elle ne fonctionne pas. Pour la petite histoire chez moi au village il y a une maternité public construit par l’état et prêt à fonctionné, même le domicile de la sage femme est prêt. Seulement l’Etat n’a pas encore affecté de sage femme et cela dure depuis 13 ans. Et c’est une réalité qui se vit dans toute la région. LIRE LA SUITE

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04/01/2011

Venance Konan (Ecrivain) à Gbgbao

Rue225 blog:Venance Konan (Ecrivain) à Gbgbao – « Tu as piétiné tous les accords que tu as signés »

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La nuit va tomber, Laurent Koudou Gbagbo. Elle sera longue. Très longue, Laurent Koudou. Car c’est la nuit de ton rendez-vous avec ton destin, Laurent. T’es-tu arraché les paupières ? As-tu fait comme Sakouato, l’oiseau mythique de chez toi qui, chargé de prévenir le village des dangers, s’était arraché les paupières pour ne pas se laisser surprendre par le sommeil ?Lire la suite sur Rue225 blog

Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire
Laurent Gbagbo ou l’échec des intellectuels africains

03/01/2011

Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire

Rue225 blog:Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire

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Pour l'heure, les partisans de Laurent Gbagbo ne s'étaient pas montrés aux abords du Golf Hôtel, dont des casques bleus bangladais gardaient l'entrée. Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes Patriotes", la milice pro-Gbagbo, avait menacé d'attaquer le Golf, donnant jusqu'au 1er janvier au camp Ouattara pour "faire ses bagages" et quitter l'hôtel.

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Laurent Gbagbo ou l’échec des intellectuels africains



25/12/2010

La Cedeao menace d'utiliser la "force légitime" contre Gbagbo

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a redemandé à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en Côte d’Ivoire, et a menacé d’utiliser « la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien ».

La Cedeao change de ton. Pour la première fois depuis le début de la crise, une organisation internationale menace d’employer la force pour déloger le président sortant Laurent Gbagbo du pouvoir.

Onze chefs d’État de la sous-région avaient fait vendredi le déplacement au Nigéria, qui exerce la présidence de l’organisation, pour traiter du cas ivoirien. La Gambie (proche de Laurent Gbagbo), la Guinée (dont le président nouvellement élu réfléchi à la composition de son premier gouvernement) et le Mali étaient représentés par leur ministre des Affaires étrangères.

Les 14 États ont exigé une nouvelle fois le départ de Laurent Gbagbo dans un communiqué et ont annoncé l’envoi d’émissaires dans le pays. Mais la véritable victoire du camp Ouattara réside dans l'emploi de menaces d'une intervention armée, si le président sortant n'obtempère pas : « En cas de rejet de cette demande non négociable, la Communauté n'aura d'autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'usage de la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien » a prévenu l’organisation.

Premier discours de Ouattara

Quand aux responsables du nombre « excessivement élevé de pertes en vies humaines », (173 morts du 16 au 21 décembre d’après l’ONU) la Cedeao assure qu’ils « feront l'objet de poursuites devant les tribunaux internationaux pour ces violations des droit humains ».

Alassane Ouattara a quand à lui pris la parole pour la première fois depuis le début de la crise. « De graves violations des droits de l'Homme sont constatées partout », s'est-il alarmé, lors d'un discours de Noël prononcé depuis l'hôtel du Golf à Abidjan, où il est toujours soumis à un blocus de la part du camp Gbagbo.

La décision de la BCEAO « illégale »

« En tant que chef suprême des armées, je demande aux Forces de défense et de sécurité (FDS, loyales à Gbagbo) d'assurer leur mission républicaine de protection des populations contre les miliciens et mercenaires étrangers qui font couler le sang des Ivoiriens » a-t-il lancé.

Enfin, le gouvernement Gbagbo, plus isolé que jamais, a pour sa part jugé « illégale » la décision de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de donner le contrôle des comptes ivoiriens à Alassane Ouattara. Le temps travaille-t-il désormais contre Gbagbo ?

Source:( Jeune Afrique Avec AFP)

21/12/2010

Le Waterloo électoral du 28 novembre

Tous sur le Waterloo électoral du 28 novembre au 03 décembre en Côte d'Ivoire

Comment Laurent Gbagbo a-t-il bu le calice de son Waterloo électoral ? Pourquoi a-t-il décidé de s’enfermer dans son Fort Chabrol de Cocody et de tenir tête à l’Histoire ? Jusqu’où ira-t-il ? Le récit exclusif des cinq jours qui ont fait basculer la Côte d’Ivoire, vu de l’intérieur du bureau présidentiel et reconstitué à partir du témoignage des proches du chef de l’État sortant, éclaire d’un jour singulier une fin de règne lugubre et parfois surréaliste.

>>> Dimanche 28 novembre, 23 heures. Dans son QG de campagne du quartier d’Adoban, à Abidjan, Laurent Gbagbo a le sourire. Selon les informations en sa possession, la clé du scrutin – le report des voix de l’électorat d’Henri Konan Bédié – tourne dans le bon sens. Les chiffres, tout au moins ceux qui lui parviennent, le donnent en tête avec 52 % des voix, contre 48 % à Alassane Ouattara. « Vous voyez bien, lâche le président. Je savais que la greffe n’allait pas prendre. » Ce qu’il ignore, bien sûr, c’est qu’au même moment son rival a en mains des estimations radicalement inverses en provenance de la CEI (57 % en sa faveur). Et que, dans sa suite du Golf Hôtel, le Premier ministre, Guillaume Soro, est en train de basculer. Soro, qui a pourtant cru en Laurent Gbagbo avant le premier tour du 31 octobre et peut-être voté pour lui, puis senti la montée en puissance de Ouattara, est très remonté contre celui qui le qualifiait pourtant, il y a à peine deux mois, de « meilleur de [ses] Premiers ministres ». Motif : le brusque durcissement de la campagne électorale du président sortant entre les deux tours. Simone Gbagbo, qui a pris les rênes, a cru bon de fustiger à longueur de discours les « fauteurs de guerre » des Forces nouvelles, qui ont voulu « éliminer » son mari pour le compte de Ouattara. Or, les FN, c’est la base et la matrice de Guillaume Soro, lequel n’a en outre pas apprécié la proclamation unilatérale du couvre-feu. « Rien qu’en annonçant cela à la télévision, Gbagbo s’est tiré une balle dans le pied : il a perdu quatre points en cinq secondes ! » fulmine-t-il.

>>> Lundi 29 novembre, 20 heures. Devant ses proches, Gbagbo paraît un peu moins sûr de lui. Tout le monde, à l’extérieur, commente la victoire annoncée de son adversaire, mais nul n’ose lui en parler. « On devrait gagner, confie-t-il. Mais il y a des fraudes, plus graves que ce que j’avais prévu. » Un peu plus tard, il téléphone à son voisin et facilitateur de la crise, le président burkinabè, Blaise Compaoré, puis raconte sa conversation : « Je lui ai dit : “Blaise, on me signale des mouvements de tes troupes à nos frontières.” Il me répond : “Ah bon ? Quelles troupes ?” Je rétorque : “Tu n’es pas au courant ?” Il réfléchit un peu, puis me dit : “Oui, je vois ce que c’est, ce sont des petites manœuvres avant les célébrations de notre cinquantenaire le 11 décembre à Bobo-Dioulasso.” Je réponds : “Tu ne pourrais pas les faire ailleurs ? Ça m’arrangerait.” On a rigolé. » Vers 22 heures, un visiteur informel, go-between entre les deux camps, glisse à l’oreille du président que Guillaume Soro a décidé de le quitter et de rallier Alassane. « C’est impossible, il ne peut pas ! Ce serait trahir ! s’exclame Gbagbo. Dites-lui de venir me voir immédiatement. » Trente minutes plus tard, le Premier ministre arrive et s’engouffre dans le bureau présidentiel. Rien ne filtre, mais tout laisse à penser qu’aucun des deux hommes n’a véritablement crevé l’abcès.

>>> Mardi 30 novembre, 19 heures. Nady Bamba, la seconde épouse du chef, n’en démord pas. Elle a rencontré secrètement un collaborateur très proche de Soro et en a retiré l’impression que « Guillaume ne va pas [les] lâcher. » En pleurs, elle ajoute : « Ils vont arranger les choses, Allah est avec nous ! » Arranger ? Entre nuit et brouillard, l’heure est aux intermédiaires de l’ombre. Un riche homme d’affaires de la région installé à l’hôtel Pullman, qui a ses entrées à la primature comme à la présidence, fait ainsi d’étranges propositions de compromis entre les deux hommes. « Tout est négociable », répète-t-il, et le plus étonnant est qu’il est apparemment mandaté pour le faire. Informé, Gbagbo refuse : « C’est un piège ! » Gbagbo qui, désormais, hésite et semble douter. « Nous sommes à 50-50, confie-t-il, mais je m’accrocherai. » Sans doute pense-t-il désormais à mettre en œuvre son plan de sauvetage : tout faire pour empêcher la CEI de proclamer les résultats « biaisés » et passer la main au Conseil constitutionnel. Au Golf Hôtel, Soro, lui, ne doute plus. Avec ses proches, il choisit le nom de son futur parti : ce sera le FND, Forces nouvelles démocratiques.

>>> Mercredi 1er décembre, 19 heures. Dans la cour de la présidence, à Cocody, l’entourage de Laurent Gbagbo arbore des mines renfrognées, limite agressives. Ici, l’étranger au carré des fidèles n’est pas le bienvenu. « L’Angola a connu vingt-sept ans de guerre civile, nous n’en sommes qu’à la huitième, nous tiendrons encore dix-neuf ans », lâche un officier. Il est 20 heures quand un visiteur livre enfin au chef ce que nul depuis deux jours n’a eu la volonté de lui dire : les chiffres que la CEI s’apprête à rendre publics le donnent battu : « Tu as 46 %. » Gbagbo accuse le coup, puis se reprend : « Cela ne m’étonne pas. La CEI a toujours été contre moi. Choi et l’Onuci vont passer l’éponge sur les fraudes parce que la fraude est du bon côté, celui de Ouattara. Mais la CEI n’est qu’un outil technique. L’outil juridique, c’est le Conseil constitutionnel. La loi prime, et la loi ce sont les Blancs qui l’ont faite. Je ne céderai pas. » Puis il décroche son téléphone : « Appelez-moi le Premier ministre. » Gbagbo à Soro : « Viens, je t’attends. » Soro : « Mais je suis avec Choi. » Gbagbo : « Laisse-le et viens me voir. » Soro est en route. Prévenue, la garde à l’extérieur fait savoir qu’elle ne le laissera pas approcher : « Pas question qu’il voit le chef ! » Laurent Gbagbo doit réitérer ses ordres. L’entretien qui suit entre les deux hommes est tendu. Ils parlent des fraudes et le président fait savoir qu’il est hors de question à ses yeux que la CEI proclame les résultats avant minuit : « Je ne les reconnaîtrai pas. » Derrière la porte entrebâillée, des proches de Gbagbo ne perdent pas une miette de la conversation et, comme s’ils doutaient de la détermination de leur chef, font non de la tête dès que Soro prend la parole. Plus tard dans la nuit, de retour à l’hôtel, Guillaume Soro expliquera que Laurent Gbagbo lui est apparu « fatigué, désorienté », et que, dans ces conditions, il n’a pas eu le courage de lui confirmer qu’il avait bel et bien perdu la partie. Les ponts sont coupés. Ils ne se reverront plus.

>>> Jeudi 2 décembre, 14 heures. Le délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats étant théoriquement expiré depuis la veille, une course de vitesse s’est engagée entre les deux camps. Alassane Ouattara téléphone au chef de l’Onuci, Choi Young-jin, pour lui demander d’abriter dans ses locaux la conférence de presse de Youssouf Bakayoko, le président de la CEI, qui doit proclamer les résultats provisoires. Refus de Choi : « Non, pas chez moi, ce ne serait pas opportun. » Ce sera donc au Golf Hôtel – pas le meilleur endroit, symboliquement et politiquement, mais tout de même en « territoire ivoirien ». En début de soirée, on apprend que le Conseil constitutionnel va proclamer ses propres résultats le lendemain. Ouattara à un émissaire : « Dis à Gbagbo que s’il revient à la raison il ne lui arrivera rien ; je le protégerai jusqu’au bout. » Autre pensionnaire prestigieux du Golf, Henri Konan Bédié est, lui, beaucoup plus tranchant : « Gbagbo est devenu fou ; il ne tiendra pas. Dans quelques jours, l’armée et l’Onuci l’auront balayé. » L’armée… Tard dans la soirée, Laurent Gbagbo confie à un visiteur : « Je sais que Soro et ses rebelles préparent une offensive pour prendre Yamoussoukro et descendre sur San Pedro. Ils comptent sur des divisions au sein des Forces de défense et de sécurité. Mais je n’ai aucune crainte. L’armée et moi, nous avons scellé un pacte. Pour le reste, qu’ils prennent le Nord, on peut vivre sans ! »

>>> Vendredi 3 décembre, au cœur de la nuit. Au palais de Cocody, l’atmosphère est à la mobilisation et au recueillement. Des exhortations s’échappent de petits groupes de prière réunis çà et là : « Dieu protège la Côte d’Ivoire ! » La Bible et le fusil. Laurent Gbagbo, dont l’entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy s’est très mal passé, reçoit l’ambassadeur de France Jean-Marc Simon. « Sarkozy, c’est Chirac II ! », tonne-t-il, « Vous devez savoir que dans le droit ivoirien, c’est le Conseil constitutionnel qui prime ! Le droit, c’est vous qui l’avez inventé n’est-ce pas ? » Même s’il se dira plus tard « impressionné » par l’extrême résolution de son interlocuteur, Simon se montre ferme. « Pas de violences, pas de sang versé, aucun Français ne doit être touché », répète-t-il. Depuis le milieu de l’après-midi, le président ivoirien a brûlé ses vaisseaux. Le Conseil constitutionnel l’a déclaré élu sans même tenir compte de l’article 64 du code électoral ivoirien, révisé en 2008 et qui prévoit qu’au cas où le Conseil « constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble », il doit prononcer « l’annulation de l’élection présidentielle » (et non pas l’identité du vainqueur), un nouveau scrutin devant être organisé « au plus tard quarante-cinq jours » à compter de la date de cette décision.

Non au Prix nobel de la soumission

Cette nuit-là, « Seplou » est seul dans son bureau. Un maître d’hôtel lui a apporté un verre d’eau et un sandwich jambon-beurre. Sa large chemise Pathé’O flotte un peu. Il est fatigué, amaigri, mais ses yeux s’animent d’une étrange lumière quand il se lance, devant un proche qu’on vient d’introduire, dans un long monologue. « Eh bien quoi ? Pourquoi céder ? Pourquoi partir ? Pour qu’on me décerne le prix Nobel de la soumission ? Pour qu’on me cite en exemple devant les écoliers de France et que l’on dise : voilà la preuve que la démocratie à la française ça marche jusqu’au fin fond de l’Afrique ? Eh bien non. Cette élection démontre que la démocratie ici, ça ne marche pas encore. Où est le vote moderne, quand l’imam donne des consignes à la mosquée et que tous ses fidèles le suivent comme un seul homme ? Où est la démocratie, quand tout le monde triche ? La Côte d’Ivoire est en phase d’apprentissage démocratique et c’est à moi, Laurent Gbagbo, de la guider jusqu’à ce que la leçon soit apprise. Alors, bien sûr, on va me condamner. Les Américains, les Français vont me condamner. Je ne suis pas Israël, je ne suis pas Moubarak, je ne suis pas Karzaï. Je ne suis qu’un Africain. Mais je résisterai. J’ai le cuir épais. Bédié s’est couché. Moi, je ne laisserai jamais Alassane Ouattara diriger la Côte d’Ivoire. S’il veut mon fauteuil, il faudra d’abord qu’il me passe sur le corps ! » Dehors, les crapauds-buffles qui hantent les rives glauques de la lagune Ébrié coassent à l’unisson. La messe est dite.
Source: Jeune Afrique.

10:28 Publié dans Côte d'Ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gbagbo, ado, cei, rhdp, lmp, onuci

15/12/2010

WikiLeaks : Gbagbo, ses ratés et ses bluffs


En plus des pressions de la communauté internationale qui l’invite à céder le pouvoir à Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo devra endurer les révélations de WikiLeaks sur sa personnalité et son maigre poids politique.

Ainsi, en 2009, l'ambassade des États-Unis à Abidjan (Côte d'Ivoire) laissait clairement entendre que Laurent Gbagbo n'organiserait pas les élections s'il n'était pas sûr de les gagner.

Dans un mémo daté du 2 juillet 2009 et envoyé à Washington sous le titre : « Les élections en Côte d'Ivoire : le mythe et la réalité », Wanda Nesbitt, alors ambassadrice, considérait le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo comme la «troisième» formation du pays, associée à un groupe ethnique « minoritaire », les Bétés.

« Pour gagner une élection présidentielle, indiquait-elle dans sa correspondance, le FPI a besoin de s'allier avec l'un des deux autres grands partis », tous deux menés par les principaux rivaux de Laurent Gbagbo. D’où les tentatives infructueuses de rapprochement avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara, amorcés dès 2007, à en croire la diplomate.

Face à cet échec, Laurent Gbagbo se serait résolu à envisager un duel électoral avec Ouattara. Selon Wanda Nesbitt, il était persuadé, proximité ethnique oblige, que les électeurs du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié se rallieraient à sa cause plutôt qu'à celle des «Nordistes» du RDR. Peine perdue : les télégrammes américains mettent en lumière toute l'importance du report effectif des voix des partisans de Bédié vers Ouattara, signant ainsi la fin de « l'ivoirité ».

L’infréquentable Charles Blé Goudé

Les faits donnent également raison aux diplomates américains, qui ont très tôt cerné la nature des relations entre Laurent Gbagbo et le très controversé Charles Blé Goudé, récemment promu ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. « Le président Gbagbo a fait des demandes répétées aux Nations unies pour qu'elles lèvent les sanctions contre Blé Goudé », notent les diplomates américains. Ils se désolent de voir que le leader des patriotes semble être « préparé [par Gbagbo] pour de futures responsabilités au sein du parti et/ou dans le gouvernement au lieu que soient prises des distances avec une personne faisant l'objet de sanction des Nations unies et qui demeure une personnalité source de divisions dans son pays ». ... suite de l'article sur Jeune Afrique
Source Abidjan.net
http://news.abidjan.net/h/383454.html